La dépendance au jeu :
Une maladie neuro-bio-psycho-sociale
Héréditaire (tient au
nombre total de récepteurs),
Biologique (déficit de la fabrication en neurotransmetteurs).
Psychologique (épuisement de la réserve
en neurotransmetteur et diminution de la capacité à
faire face).
Environnemental (stress, pression sociale, entraînement
social).
Critères du DSM IV
pour déterminer la dépendance :
Préoccupation par le
jeu (par ex, en ce qui a trait à la remémoration
d'expériences de jeu passées, à la prévision
de prochaines occasions de jeu ou aux moyens de se procurer de l'argent
pour jouer).
Besoin de parier des sommes
d'argent toujours croissantes pour atteindre l'état
d'excitation désiré.
Efforts répétés
mais infructueux pour contrôler, réduire ou
arrêter la pratique de jeu.
Agitation ou irritabilité
au moment des tentatives de réduction ou d'arrêt
de la pratique du jeu.
S'adonne au jeu pour échapper
à des difficultés ou pour soulager un tempérament
dysphorique (sentiments d'impuissance, de culpabilité, d'anxiété
ou de dépression).
Après avoir perdu de
l'argent au jeu, retourne souvent jouer pour recouvrer ses
pertes (se « refaire »).
Ment aux membres de
sa famille, à son thérapeute ou à d'autres personnes
pour dissimuler l'ampleur réelle de ses habitudes de jeu.
Commet des actes illégaux
- falsifications, fraudes, vols ou détournements
d'argent- pour financer ses activités de jeu.
A cause de l'activité
qui le domine, met en danger ou perd une relation affective importante
ou un emploi ou met en péril des possibilités d'études
ou de carrière.
Compte sur les autres
pour obtenir de l'argent et se sortir d'une situation financière
grave engendrée par le jeu.
Les problèmes associés
Dépendances à d'autres
substances ou comportements : 30-70% .
Dépression avec risque suicidaire important
Troubles anxieux
Problèmes financiers : niveau élevé
de dettes
Problèmes légaux: délits assez courants
Problèmes familiaux et sociaux
Le jeu excessif, un problème de santé publique
Dans cette pathologie, ce n'est pas l'acte du jeu
qui est craint, mais les conséquences qu'il génère.
La dépendance au jeu à des retentissements sur le plan
personnel (isolement du joueur/mensonge comme seul vecteur de communication),
et sur le plan social (conséquences matérielles désastreuses).
Le jeu pathologique a une incidence sur le taux de faillite, le niveau
d'endettement, les pertes d'emploi, le nombre d'actes illégaux,
le taux de divorce et la présence de pensées suicidaires.
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